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 En Son Nom

(D'entrée, on a lu l'Evangile selon Matthieu 2, 7-21)

Notre siècle est le siècle où l'on vit des impressions extraordinairement fortes. La vie sur la Terre se caractérise par une grande diversité extérieure. Quelle que soit la ville, quel que soit l'Etat dans lequel vous vous rendiez, vous trouverez toujours quelque chose de nouveau. Si vous allez aux Etats-Unis d'Amérique, vous verrez quelque chose de particulier : tout le monde marche vite, on dirait qu'ils courent comme si un incendie s'était déclaré quelque part ou qu'un accident avait eu lieu. Si vous vous arrêtez ne serait-ce qu'un instant, chacun vous bousculera sans s'excuser. Les gens n'ont pas le temps, ils sont pressés. S'ils descendent du tramway ou du train, tous se dépêchent, courent et, sans le vouloir, ils se bousculent les uns les autres.

L'homme est venu sur Terre et il s'imagine qu'il peut vivre là comme il le désire. A l'heure actuelle on se bouscule. Le rythme de la vie est accéléré. Le malheur des hommes est dû au fait que chacun vit comme il l'entend. Les êtres invisibles sont préoccupés, eux aussi, par ce problème. Ils veulent savoir à quel résultat aboutit celui qui vit comme bon lui semble.

Nous envisageons la vie comme une pépinière. Il existe trois sortes de pépinières : la première inclut la vie des éléments minéraux et les métaux, le monde inorganique; la seconde pépinière comprend la vie des plantes et des animaux. La troisième concerne l'homme. Ces deux dernières pépinières forment le monde organique. Selon les conceptions humaines, les animaux et les plantes représentent le monde inférieur. Oui, c'est vrai, ils se situent plus bas que l'homme et c'est pour cela que leur responsabilité est moindre. Si la brebis commet une faute, sa responsabilité est moindre que celle de l'homme. Celui qui sait peu de choses est peu battu; celui qui sait beaucoup est puni davantage. Celui qui sait peu de choses reçoit peu de récompenses; celui qui sait beaucoup reçoit plus de récompenses. Il y a un certain rapport entre le degré de lumière que possède l'homme et la responsabilité qu'il porte. Ce rapport détermine le bonheur et le malheur des hommes.

On me demande souvent comment le monde va s'améliorer. Eh bien cela dépend de la manière dont il est gouverné. En d'autres termes, l'amélioration du monde dépend du peuple dirigeant. Quel peuple aura la prédominance ? Le plus fort. Ensuite ? Le plus intelligent. Ensuite ? Le meilleur. Quel peuple est le plus fort? Le peuple le plus fort est celui qui vit conformément au verset : « Aime le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force. » En ce sens, la force sous-entend la sagesse. La force est l'aboutissement de la vie des êtres raisonnables. Si vous n'êtes pas intelligent, vous ne pouvez pas être fort. Certains demandent s'ils seront heureux. Je leur réponds : « Si vous êtes fort, vous serez heureux. —Je suis faible. — C'est là la cause de votre malheur. Pour être heureux, il vous faut faire table rase de votre faiblesse. Penser que vous êtes faible est une illusion. - Pourquoi ? - Parce que seul le peureux est faible; or l'homme n'est pas peureux. » On prend comme symbole de la poltronnerie le lièvre et la grenouille. Le lièvre vit sur la terre ferme et la grenouille dans l'eau. Ils symbolisent deux mondes : la terre ferme et l'eau. La grenouille est plus peureuse que le lièvre, c'est ce qui explique qu'elle ait redonné à ce dernier du courage.

Un jour le lièvre sortit pour se noyer, tant la vie lui pesait. Il y avait les chiens qui le poursuivaient et les hommes qui le tuaient. Il décida donc d'en finir avec sa vie. Alors qu'il approchait du lac, il vit que toutes les grenouilles qui étaient sur le bord sautaient très vite dans l'eau, car elles avaient peur. Voyant cela, le lièvre se dit : « Tiens, il y aurait donc des êtres plus peureux que moi ? Je ne vais pas me noyer. » A cette époque encore les oreilles du lièvre étaient petites, mais c'est à partir de ce jour-là qu'elles s'allongèrent. Le lièvre compte sur deux choses : son ouïe et sa vitesse. Au moindre petit bruit, il tend l'oreille et s'enfuit. Quand il voit un danger, le lièvre se dit : « Moi, je cède devant la force de l'homme. Je prends la fuite et vais de l'avant. S'il ne me rattrape pas, j'ai gagné; s'il me rattrape, c'est lui qui gagne. » Le lièvre grimpe sur un haut rocher et de là converse avec l'homme en lui disant : « Moi je suis en haut, toi en bas; c'est ainsi seulement que nous allons nous comprendre.» Que signifient les mots " en haut " et " en bas " ? Celui qui est en haut se trouve dans de bonnes conditions; celui qui est en bas est placé dans de mauvaises conditions.

Qui crée de bonnes ou de mauvaises conditions ? C'est l'homme lui-même qui est la cause des bonnes ou des mauvaises conditions de sa vie. Lorsqu'ils construisaient une maison, les Bulgares d'autrefois faisaient un hall ouvert au lieu du couloir que nous faisons maintenant. Au moment de faire la vaisselle, la jeune épouse, au lieu de sortir de la maison pour jeter son eau dans une fosse spéciale, la jetait, pour aller plus vite, devant la maison par ce hall. Elle versait de l'eau sale un jour et le lendemain aussi, et ainsi de suite jusqu'à ce que des miasmes se forment et que les membres de la famille tombent tous malades. Si la jeune épouse tombait malade la première, on disait que quelqu'un lui avait jeté le mauvais œil. Comment dans ces conditions ne pas s'attirer le mauvais oeil ? Il n'est rien de plus dangereux pour l'homme que l'eau polluée. Il n'est rien de plus dangereux pour la santé de l'homme que de mauvaises pensées, de mauvais sentiments, de mauvaises actions. Ils laissent des dépôts superflus dans l'organisme humain. Ce que nous appelons dépôt dans les articulations est justement dû aux mauvaises pensées et aux mauvais désirs. En ce sens, la neurasthénie n'est rien d'autre que des dépôts qui se forment dans les veines et les artères et qui attaquent le système nerveux de manière à empêcher les influx électriques et magnétiques d'opérer normalement dans l'organisme. C'est ainsi qu'apparaissent la tachycardie, la tension, l'artériosclérose et d'autres maladies. Ce sont des choses simples que nos contemporains ne connaissent pas mais qu'ils doivent apprendre afin de pouvoir se guérir eux-mêmes. Certains se plaignent de ne pouvoir respirer librement ou de ce que leur cœur ne bat pas régulièrement. Ils appellent un médecin, prennent des médicaments mais rien n'y fait. La cause de ces maladies ne réside pas dans le cœur ni dans les poumons mais dans le diaphragme. Il s'est soulevé et exerce une pression sur l'estomac; l'estomac exerce une pression sur les poumons et sur le cœur et c'est ainsi que tout l'organisme souffre. Que faut-il faire alors ? Respirez profondément pour que les poumons se remplissent d'air et que le diaphragme reprenne sa place. Vous dites que votre diaphragme s'est soulevé. Cela veut dire qu'il s'enorgueillit.

Gardez-vous de l'orgueil. Si vous succombez à l'orgueil, c'est la chute qui vous attend. C'est pourquoi nous disons que l'orgueil précède la chute. Celui qui souffre de tachycardie est un homme orgueilleux. Celui qui souffre de maux de tête ou de ventre est aussi un homme orgueilleux. Celui qui souffre de maux est vaniteux. Aussi, lorsque vous avez une crise de tachycardie, respirez profondément et ordonnez à votre diaphragme de redescendre, de reprendre sa place pour qu'il ne comprime pas le cœur. Celui qui ne veut pas s'aider lui-même va chercher un médecin. Un médecin vient, puis un second; ils vous font quelques piqûres mais votre état empire. Ils commencent à chercher la cause du mal dans l'hérédité, côté père et mère, et ils déclarent au patient que son mal est difficile à guérir. L'hérédité joue, mais il y a aussi des causes inhérentes au malade. La jeune fille se plaint du cœur : c'est parce qu'elle est tombée amoureuse d'un jeune homme et qu'elle souffre à cause de lui. Le vieillard aussi se plaint du cœur. Pourquoi ? Lui aussi, peut-être, est tombé amoureux. Un proverbe bulgare dit : « Quand on met le feu à un vieux tas de fumier, que de fumée ! »

Je parle de l'amour, mais je comprends par là l'amour qui ne cause ni souffrances, ni maladies. Les hommes parlent de l'amour, le mettent en pratique mais tombent malades. Quel amour est celui qui apporte des souffrances et des maladies ? Ce n'est pas l'amour véritable. C'est l'amour tel qu'il a été dénaturé par les hommes. Il n'est pas possible d'aimer et de classer les hommes d'après le degré d'amour qu'on leur porte. Ça, c'est un amour de tavernier qui rend les gens malheureux. Le tavernier répartit les gens en pauvres et en riches. Il sert les premiers de façon limitée, quant aux seconds il leur donne sans compter. Lorsqu'un riche entre dans le bar, il lui donne un verre, deux, trois et ensuite seulement il commence à noter. En fin de compte, le patron du bar y gagne et le riche est perdant. Jour après jour, il perd la santé, son cœur se met à battre de façon irrégulière A quoi cela est-il dû ? Au manque d'harmonie entre les pensées, les sentiments et les actions de l'homme. D'une manière générale, le manque d'harmonie dans les pensées détraque le système nerveux cérébral; le manque d'harmonie dans les sentiments détraque le système nerveux sympathique; le manque d'harmonie dans les actions détraque le système musculaire et osseux. La vie physique et la vie psychique de l'homme sont étroitement liées. Aussi, lorsque vous tombez malade, n'allez pas chercher un médecin pour qu'il vous prescrive quelque chose à avaler mais demandez-lui conseil sur la manière de vivre correctement. Vous dites que votre cœur s'est détraqué. Combien de fois bat-il à la minute ? Normalement le cœur humain bat soixante-douze fois par minute et le vôtre bat cent vingt fois. Il arrive que le cœur d'une personne âgée batte quarante fois par minute. Cela non plus n'est pas normal.

Retenez ceci : la qualité de la vie de l'homme dépend de ses pensées. Une pensée droite est exigée de tous. Quelqu'un se justifie de ses fautes en invoquant l'influence des autres. Pourquoi les laissent-ils avoir une influence sur lui sans en exercer à son tour ? Pourquoi ne serait-il pas libre d'accomplir une bonne action grâce à sa pensée et ainsi exercer une bonne influence sur ses proches ?

L'homme est venu sur la Terre pour que le principe divin passe et s'exprime à travers lui. C'est-à-dire pour faire passer par lui des idées et des sentiments lumineux ainsi que des actions lumineuses. Une sœur aime beaucoup une autre sœur qui passe pour spirituellement avancée et elle dit qu'elle lui ressemble. Après s'être renié lui-même, l'apôtre Paul lui se mit aussi à ressembler au Christ, à ne faire qu'un avec lui. Quand y est-il parvenu ? Lorsqu'il s'est fait le serviteur du Christ. Il a dit : « Ce n'est plus moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi. » Et à la sœur je dis : si tu deviens la servante d'une sœur plus intelligente, tu lui ressembleras. Vous devenez semblable à celui que vous servez. Si vous servez un homme intelligent, vous devenez intelligent; si vous servez un sot, vous devenez sot. Si vous étudiez auprès d'un bon maître et que vous l'aimez, sous son influence vous vous élèverez et deviendrez bon. Ce qui est fort, sage et bon deviendra l'entreprise la plus importante et vous, vous allez servir cette entreprise. Vous dites que vous ne voulez pas subir d'influence. Voulez-vous influencer les autres ? Oui. A partir du moment où vous voulez exercer une influence, vous êtes prêt à en subir aussi. Si vous pensez aux autres, eux aussi penseront à vous. Si vous aimez les autres, eux aussi vous aimeront. Si vous avez de bonnes pensées pour les autres et si vous les aidez, eux aussi nourriront de bonnes pensées à votre égard. La nature n'a pas deux opinions différentes à ce sujet.

On dit d'untel que ses affaires marchent bien, que c'est un homme pratique. Ne soyez pas dupés par les succès passagers dans la vie. Une affaire peut commencer bien et se terminer mal. Moi, je ne porte pas de jugement sur les débuts d'un chanteur. Ils peuvent être bons, il se peut que tout le monde applaudisse et ne tarisse pas d'éloges. Ce qui est important, c'est la manière dont il finira. Je préfère de mauvais débuts et une fin heureuse à de bons débuts se soldant par une fin malheureuse. Une jolie fille attire l'attention des jeunes gens, ils lui font la cour, se battent pour elle; dès qu'elle prend de l'âge, personne ne daigne la regarder. A quoi rime cette beauté ? La beauté est une qualité de l'intelligence et de l'âme humaine. La force est une qualité de l'intelligence et de l'esprit de l'homme. La douceur est une qualité du cœur. Sans douceur, l'homme n'arrive à rien. Le cœur consolide les choses. Il est dit dans les Ecritures : « Mon fils donne-moi ton cœur ». Pourquoi Dieu veut-il le cœur de l'homme ? Parce que c'est le cœur qui a travaillé le plus et qu'il s'est souillé. Dieu veut le cœur de l'homme pour le purifier. Il est venu sur la Terre non pas pour l'intelligence de l'homme mais pour son cœur qui a été lésé. Après tout cela, on dira que le cœur est mauvais. Remerciez votre cœur, quel qu'il soit. Si votre cœur ne marchait pas, vous ne seriez pas en vie. C'est à votre cœur que vous devez vos succès dans la vie. Pourquoi est-ce que je ne réussis pas en ce moment ? Parce que votre intellect n'a pas exploité ce que votre cœur lui a donné. Si l'intellect n'a pas le courage d'élaborer les matériaux du cœur, il reste faible. Faites travailler votre intellect afin de profiter des richesses de votre cœur.

Outre l'intellect et le cœur, les hommes parlent également de l'esprit et de l'âme. Par " esprit ", j'entends le principe divin, fort, en l'homme. Par âme, j'entends ce qui est bon, doux en l'homme. L'âme est le réceptacle de tous les biens du monde. Sa qualité distinctive est la douceur. L'intellect est au service de l'âme, le cœur est au service de l'esprit. Beaucoup de gens nient l'existence de l'âme. C'est de l'ignorance. Ces gens-là ne comprennent rien à la vie. C'est une loi : vous ne pouvez pas nier ce qui n'existe pas; vous ne pouvez pas défendre ce qui n'existe pas. Nier ou défendre, cela prouve que vous parlez d'une chose réelle. Ce qui n'existe pas ne se nie pas et ne se défend pas. Par conséquent, nier l'âme, c'est reconnaître qu'elle existe. Ayez confiance en votre âme si vous voulez résoudre tous les problèmes, si vous voulez vous sortir de toutes les maladies. L'âme est la mère de l'homme. En reniant votre âme, vous reniez votre mère. L'esprit est le père de l'homme. Comment pouvez-vous renier votre père ? Si vous reniez votre père et votre mère, qui alors vous a mis au monde ? Vous me direz que l'homme vient d'une cellule qui s'est progressivement divisée et a grandi. Ainsi, la cellule a une mère et un père. Nous employons les termes de cellule-mère et de cellule-fille.

La seule question qui intéresse l'homme, c'est de savoir ce que va devenir ce monde-ci. Ce qu'il adviendra de ce monde ne regarde que Celui qui l'a créé. Le monde est beau, il n'en est pas de plus beau. Tout ce qui arrive vise au bien. Beaucoup de choses dont se plaignent les hommes ont été créées pour leur divertissement.

Celui qui ne comprend pas le sens des choses et ne voit pas les causes qui sont à leur origine est voué à souffrir et à pleurer. Le père et la mère se disputent, les enfants ne leur obéissent pas; des amis se battent. Il faut en chercher la cause chez les aïeux et les ancêtres des gens. Ils se tiennent derrière leurs proches et les excitent les uns contre les autres. La femme n'est pas contente de son mari, l'homme de sa femme, les enfants de leurs parents. Tous, dressés les uns contre les autres, jouent leur rôle tandis que les grands-parents les regardent et rient. Ensuite, ils se tournent vers moi et me demandent : « Est-ce qu'ils jouent bien leur rôle ? » Ce sont de bons acteurs. Après s'être disputés et battus, ils se réconcilient. « Est-ce vrai ? », direz-vous Oui, je le vérifie moi-même. Si vous ne le croyez pas, rejetez-le, je vous dis que vos ancêtres jouent un rôle important dans votre vie. Pour éviter qu'ils ne vous jouent des mauvais tours, ayez toujours de bonnes pensées à leur égard. Ainsi, vous les aiderez et vous vous aiderez vous-même. Tant que vous ne vous serez pas réconcilié avec vos proches de l'autre monde, vous ne pourrez pas établir un bon contact avec eux. Ils aiment les farces et ils jouent avec vous sans que vous le soupçonniez. Plus vous vous énervez et plus vous vous mettez en colère, plus ils rient.

On dit que parfois l'homme est hypnotisé par quelqu'un et qu'il en subit l'influence. C'est un état extérieur. L'homme doit considérer l'hypnose avec un regard scientifique pour ne pas tomber dans l'illusion.

Il y a de cela des années, quand j'effectuais des recherches sur la psychologie du Bulgare, un de nos frères maintenant dans le monde invisible vint me voir pour m'inviter à assister à l'une de leurs séances de spiritisme. J'ai refusé car j'étais alors très occupé. Cependant, il me pria instamment d'y participer car il voulait savoir s'il dirigeait la séance de manière scientifique. En fin de compte, j'acceptai. Nous allâmes dans une maison où étaient déjà rassemblés des professeurs, des personnes cultivées, environ vingt-cinq personnes. Ce qui était intéressant, c'est que pas un seul des assistants ne croyait au spiritisme. Parmi les présents, il y avait une jeune institutrice avec son frère qui eux non plus n'y croyaient pas. A ce moment donné, cette institutrice tomba en transes, possédée par l'une de ses grands-mères qui voulait étudier. Tous se mirent à rire, personne n'y croyant, mais la grand-mère, par l'intermédiaire de sa petite-fille, frappa sur la table, cria et dit qu'elle voulait étudier. Cet état se prolongea plusieurs heures, pratiquement jusqu'à minuit. J'étais dans une autre pièce juste à côté où l'on entendait tout. Le frère fit des passes, il souffla dans l'espoir de chasser cet esprit de la jeune fille, mais en vain. En dernier ressort, ils m'appelèrent à l'aide. Je leur dis que je n'étais pas venu pour chasser les esprits. Je leur donnai le conseil de s'agenouiller tous et de réciter le Notre Père. Tous se mirent à réciter la prière avec recueillement, dans l'espoir de chasser l'esprit. Le frère tenait la main de sa soeur et priait. Au moment où ils prononcèrent les derniers mots : « Car c'est à Toi qu'appartiennent le Royaume, la puissance et la gloire, pour les siècles des siècles, amen », l'esprit quitta la jeune fille. Après cela, le frère fut le premier à s'adresser à la jeune fille : « Ce n'est pas de l'hypnose; je suis maintenant convaincu qu'en dehors du monde physique il existe un autre monde, invisible. Je crois désormais en l'existence de ce monde. » Quant à moi, je vous dis : il y a des cas dans la vie où vous devez vous agenouiller et réciter le Notre Père. Un tel esprit fait partie des esprits têtus et il ne quitte l'homme qu'à la récitation du Notre Père.

Vous demandez : « Pourquoi les esprits sont-ils aussi têtus ? » Dans le monde invisible, il en va de même que chez les habitants de la Terre. Untel a fait construire une nouvelle maison et il prend des locataires. Pour plus de sûreté, ceux-ci font un contrat et tant que le contrat ne vient pas à expiration, ils ne partent pas. Et si vous n'êtes pas content d'eux, vous voulez qu'ils libèrent votre maison, mais ils n'en sortent pas. Vous les traînez en justice en vain, ils ne partent pas. Ils disent : « Tant que la guerre n'est pas terminée, nous ne sortirons pas.»1 Qu'allez-vous faire ? Vous prendrez votre mal en patience. Pourquoi Dieu a-t-il toléré cela ? Si Dieu donne la liberté au moustique de planter son dard et d'aspirer le sang, pourquoi ne laisserait-il pas un esprit entrer en vous et y rester quelques heures ? Mais il y a des limites à tout. On les transgresse lorsque l'homme laisse entrer dans son cœur des sentiments et des désirs contraires à la nature.

Un riche Américain épousa une jeune et jolie Américaine. Après le mariage, ils partirent en voyage de noces dans l'une des plus belles régions touristiques des Etats-Unis. Il arriva que le train dans lequel ils voyageaient heurta un autre train; sous le choc le jeune marié perdit la raison. On le transporta dans un hôpital où il passa seize années. Un jour, alors qu'il se promenait dans la cour de l'hôpital, il lui vint à l'esprit le désir de s'enfuir. Il s'élança pour prendre la fuite mais les gens de service se mirent à courir après lui. Toutefois, il réussit à leur échapper. Il alla à la gare et monta dans un compartiment d'un train qui allait partir. Là, il subit le même accident qui l'avait naguère handicapé : le train entra en collision avec un autre. Sous le coup de ce nouveau choc, son cerveau se remit en place et il recouvra la santé. Une même cause donne deux résultats différents. Dans l'un des cas, cette cause engendra un dérangement du cerveau et, dans le second cas, elle rétablit l'harmonie dans sa vie intérieure. Dans le premier cas, ce sont des forces négatives qui ont agi, dans le second cas, des forces positives.

Souvent, les hommes ont peur de tomber sous l'influence des forces négatives. Il n'y a pas de raison de s'effrayer. Les forces positives alternent avec les forces négatives. Il n'est guère d'exemple dans la vie où l'on ait pu constater que quelqu'un subisse seulement l'influence exclusive de l'une ou de l'autre force. Il est impossible qu'il vous arrive à la fois deux malheurs ou deux bonheurs. S'il vous arrive un malheur, après lui viendra un événement heureux; s'il vous arrive un événement heureux, après lui viendra un événement malheureux. Evénements heureux et malheureux alternent comme le jour et la nuit. Vous prétendez que le malheur dure longtemps. Le bonheur durera aussi longtemps que le malheur a duré. Plus la souffrance est grande et plus la joie sera grande. Moins la souffrance est grande et moins la joie sera grande. C'est une loi à laquelle nul ne peut échapper. Ne croyez pas que les souffrances et les joies soient fortuites. Celui qui souffre connaîtra la joie; celui qui connaît la joie souffrira. Celui qui est né mourra; celui qui est mort renaîtra. Qu'est-ce que la mort ? La privation pour l'homme des biens de la vie; vous perdez la vue, l'ouïe, l'odorat, vous ne pouvez pas vous nourrir et il ne vous reste que la conscience d'avoir un jour vécu. Vous voulez faire quelque chose mais vous n'avez pas de mains; vous voulez voir quelque chose mais vous n'avez pas d'yeux; vous voulez entendre quelque chose mais vous n'avez pas d'oreilles; vous voulez sentir quelque chose, mais vous n'avez pas de nez; vous voulez dire quelque chose mais vous n'avez pas de bouche. C'est cela la vraie mort. La question se pose différemment lorsque l'homme passe de ce monde à l'autre, avec un autre corps : un corps spirituel, plus parfait que le corps physique. Ce corps est plus parfait, plus plastique, plus mobile. Il ne contient rien de superflu, rien qui lui soit étranger. L'homme spirituel vit sans connaître de contradictions.

Une fois qu'il est venu sur la Terre, l'homme doit vivre conformément à la nature, il doit édifier son corps spirituel. Vous me direz qu'après la mort, l'homme n'a plus besoin de corps. Ce n'est pas vrai. La mort est une naissance au monde spirituel. Par conséquent, là-bas, l'homme a besoin d'un corps spirituel. De même que la mère expulse l'enfant lors d'une fausse couche, de même l'âme peut être expulsée. Ce genre de mort, durant laquelle l'âme est expulsée, est dangereuse. Lorsque la mort permet la renaissance de l'âme, elle apporte la bénédiction. Voilà pourquoi il ne faut pas pleurer quand quelqu'un meurt. La peur de la mort provient de gens qui ne comprennent pas les lois du monde spirituel. Maintenant, moi aussi je vous parle du monde spirituel dans la mesure où vous pouvez me comprendre, sans trop vous encourager. Nombreux sont ceux qui m'écoutent en mettant mes paroles en doute. Ils pensent que ce que je leur dis n'est pas vrai. Parce qu'ils ne peuvent pas vérifier ce que je dis, ils le mettent en doute. S'ils pouvaient le vérifier, ils le croiraient. La question n'est pas de savoir s'ils me croient ou non. Ce qui importe, c'est que jamais je ne me permettrai de dire quelque chose de mensonger. Il peut être permis à certains de prononcer des paroles mensongères, mais pas à moi. Je ne sais même pas ce qu'est le mensonge blanc dont les gens se servent habituellement. Tout le monde peut dire ce qu'il veut, mais moi je dis peser chaque mot. Si d'aventure je prononce un mot de trop, je prends aussitôt des mesures pour enlever ce fardeau du dos de celui auquel il est échu. S'il ne m'a pas compris, je commence à tout lui expliquer afin qu'il me comprenne et ne reste pas dans l'obscurité. Je ne dis pas qu'on m'y oblige car tout ce que je fais, je le fais librement, et je ne me permets pas à moi-même de prononcer un mot superflu ou mensonger. Il n'est rien de plus infamant pour l'homme que le mensonge. En deuxième position vient le péché, en troisième position : la mort. La mère de tout ce qui est négatif est le mensonge, le père est le péché, et l'enfant c'est la mort.

Ainsi donc, ne mentez pas et ne permettez pas que l'on vous mente. Le mensonge glisse aisément du regard et des mains de l'homme. Il est fait d'une matière qui empêche que l'on puisse le saisir. Quelqu'un vient vous voir, il vous demande de lui prêter cent francs, à condition que le lendemain il vous les rendra. C'est ce qui se produit : le lendemain il vous les rend. Ensuite il vous emprunte cinq cents francs qu'il vous rend également en temps voulu. Il vous emprunte mille francs et les rend aussi. A la suite de quoi il emprunte dix mille francs, cent mille francs et de nouveau les rend quand il faut. On dit : c'est un homme honnête. Un jour il emprunte cinq cent mille francs et vous ne le revoyez plus. Vous ne savez pas où il se cache. Il met en pratique la loi : honnête dans les petites choses, malhonnête dans les grandes. Il y a aussi la loi inverse : celui qui est honnête dans les petites choses l'est aussi dans les grandes. Si quelqu'un emprunte d'abord cinq cent mille francs et les rend en temps voulu, il se peut qu'il soit exact aussi en ce qui concerne de plus petites sommes, et même à un franc près. Cet homme est totalement honnête. S'il n'agit pas ainsi, je me fais une opinion particulière de cet homme. Dieu crédite l'homme jusqu'à un franc, les anges jusqu'à cent francs, les hommes jusqu'à mille francs. Si vous lui faites crédit de plus de mille francs, vous commettez une injustice. Est-il possible que Dieu ait affaire à la plus petite quantité, le un ? Non seulement c'est possible, mais c'est ainsi réellement. Dieu opère avec un franc, un grain de blé. Quelqu'un vint me voir pour me demander un conseil, ou pour que je lui prête mille francs. Je lui dis : prends ce grain de blé; dans cinq ans, tu ne disposeras pas seulement de mille francs mais de deux cent ou trois cent mille francs. Il me regarda, eut un sourire et dit : « Je ne m'occupe pas de choses aussi négligeables. » Dans ce cas, tu resteras dans la pauvreté.

Que représente le grain de blé ? Le plus petit mot d'amour qui renferme en soi puissance et force. Allez auprès d'un riche à l'agonie et dites-lui seulement deux mots avec foi et amour: « Tu vas guérir ! » II entendra vos paroles et, s'il guérit, il ne vous oubliera jamais. Savez-vous ce que cela signifie d'être reconnu par un homme riche ? Dites un mot d'encouragement à quelqu'un et ne pensez à rien d'autre. Cela va-t-il se passer comme je le dis ? Cela ne vous regarde pas. Vous devez prononcer une bonne parole et vous éloigner. Que cela produise son effet ou non, cela ne vous regarde pas. Qu'est-ce que cela peut faire si ce que vous avez dit ne s'est pas produit ? Vous dites qu'untel va mourir, mais il ne meurt pas. Et alors ? Autour d'un malade, une dizaine de personnes sont réunies et elles disent qu'il va mourir dans les vingt-quatre heures. C'est ce qui se produit. Si vous dites au malade qu'il va guérir, cela ne peut-il pas se produire ? C'est possible. De même que le mal peut arriver, de même le bien, lui aussi, peut survenir.

Un Américain épousa une riche et belle Américaine avec qui il vécut dans la bonne entente. Un jour elle attrapa une grave maladie infectieuse. Une dizaine de médecins tinrent conseil et ils ne lui donnèrent pas plus de vingt-quatre heures à vivre. Ils avertirent le mari et lui conseillèrent de dire la vérité à sa femme afin qu'elle puisse se préparer avant de comparaître devant Dieu. C'était la coutume chez les évangélistes. Il en fut très affligé mais il lui fallait dire la vérité à sa femme. Lorqu'il lui rapporta les paroles des médecins, elle se tourna vers lui et lui dit : « Je ne regrette pas de mourir, je ne regrette rien, mais je veux que tu me promettes quelque chose. Est-ce que tu vas me le promettre ? - Dis-moi ce que tu veux. Je ne veux pas te promettre avant de connaître ton désir. - Alors écoute-moi. Je veux que tu me promettes que lorsque je serai morte, tu ne te remarieras pas. » Le mari lui répondit : « Je ne peux pas te le promettre. Il est possible que je rencontre dans ma vie une autre femme qui te ressemble et que je l'aime. Pourquoi te faire une promesse si je ne dois pas la tenir ? - Puisqu'il en est ainsi, je ne veux pas mourir. Je vivrai à cause de toi ! » Elle se leva sur-le-champ de son lit et au bout d'une semaine elle était tout à fait rétablie.

Je dis : l'homme qui a pour fondement l'amour, la sagesse et la vérité - les trois grands principes - ne meurt pas. Certains disent : « Je dois mourir. » II faut que quelque chose meure en vous mais pas vous. A tout moment il faut que meure quelque chose en l'homme et à tout moment il faut que renaisse quelque chose en lui. C'est l'homme qui se crée lui-même des souffrances inutiles; il doit se créer aussi lui-même des joies. Vous avez mal à l'épaule et vous vous effrayez. N'ayez pas peur. Mettez-vous la main sur l'épaule et remerciez pour cette douleur. Vous avez peur du rhumatisme aux genoux. Ne vous plaignez pas mais agenouillez-vous et remerciez pour cette douleur. Bientôt votre rhumatisme passera. Vous me direz que les piqûres guérissent les rhumatismes. Cela vaut la peine de vous faire des piqûres, mais seulement si cela vous guérit complètement. Personnellement, je suis pour les piqûres de l'amour. Faites-vous une piqûre d'amour dans l'intellect et une au cœur pour vous débarrasser de votre maladie. Moi aussi, je recommande les injections, mais d'eau chaude. Faites trois " injections" d'eau très chaude : prenez un verre le matin, un verre à midi et un verre le soir. Ces injections entrent dans l'estomac, de là elles passent dans les poumons puis dans la tête. En cinq minutes elles donneront un résultat. Les injections externes ne donnent de résultats qu'au bout de vingt-quatre heures. Moi, je guéris le choléra avec de l'eau chaude. Donnez au malade atteint de choléra deux à trois verres d'eau très chaude et le lendemain il sera en bonne santé. L'eau bouillante dilue le sérum dont se nourrissent les bacilles du choléra : en vingt-quatre heures ils diminuent et meurent. Les piqûres que font les médecins aggravent la situation au lieu de l'améliorer. Les vieux Bulgares racontent qu'à une époque, lorsque le choléra et la peste arrivaient en Bulgarie, les gens s'enfuyaient dans les forêts tant ils avaient peur. Ils faisaient de grands feux et buvaient de l'eau très chaude. Celui qui buvait de l'eau chaude recouvrait la santé. C'est pour cette raison qu'ils disaient que le choléra et la peste ont peur de l'eau chaude. En 1917 sévissait en Bulgarie la " grippe espagnole " qui fit passer des centaines de gens dans l'autre monde. Je conseillais à mes amis de boire de l'eau chaude. Tous ceux qui étaient atteints de la grippe espagnole et qui burent de l'eau chaude recouvrèrent la santé.

Nourrissez votre intellect avec les claires pensées de la sagesse et de la connaissance divines. Nous n'avons pas été créés pour mourir. La mort est quelque chose de fortuit, créée par le manque d'attention des hommes. Il est dit dans les Ecritures : « Nous passerons de la mort à la vie. » Cela veut dire : vous mourrez à votre ancienne vie et entrerez dans la nouvelle vie, la vie consciente. La mort contient des phases transitoires.

Tout homme doit passer de la mort à la vie. C'est seulement ainsi qu'il comprendra le sens de la mort et de la vie. Nous parlons de la mort comme d'un processus naturel et non pas en tant que résultat d'une vie d'erreurs. Gardez-vous de cette mort-là. Manifestez sans contrainte le bien qui est en vous. Par nature l'homme est bon, mais il doit manifester ce qui est bon en lui. Si quelqu'un dit qu'il n'est pas bon, cela veut dire qu'il n'a pas manifesté ce qui était bon. Comment ce qui est bon se manifeste-t-il ? Par des pensées droites et claires, par des sentiments élevés et par de nobles actions.

Un riche seigneur avait un serviteur qui l'avait servi avec une conscience exemplaire pendant dix années. Cependant, le maître ne prenait pas cela en compte et il ne donnait aucun argent à son serviteur. Mécontent de son maître, le serviteur le menaçait souvent de lui administrer un jour une raclée telle qu'il s'en souviendrait toute sa vie. Or il advint qu'un jour le maître qui mangeait des fruits se mit à tousser et à ce moment-là un noyau se mit en travers de sa gorge, l'empêchant de respirer. Il suffoqua et s'évanouit. Comme il ne semblait pas revenir à lui, ses proches crurent qu'il était mort et décidèrent de l'enterrer. Suivant la coutume de l'époque, ils laissèrent le corps du défunt sur la tombe pour la nuit. Le matin, on lui fît un service funèbre et on l'enterra. En l'apprenant, le serviteur se rendit à la nuit sur la tombe de son maître; il ouvrit le cercueil et se mit à lui piétiner le ventre et à le battre en lui disant : « Maintenant, au moins, je peux me venger et tu vas voir ce qu'il en coûte de léser quelqu'un qui t'a servi pendant dix années entières. » Sous les coups qu'il infligea au défunt, l'air se déplaça dans les poumons et il expulsa le noyau cause de l'étouffement. Les coups furent la cause de la réanimation du Maître. Alors celui-ci dit à son serviteur : « Je t'en supplie, ne me bats pas ! - Sais-tu qui je suis ? -Je ne te reconnais pas. -Je suis ton serviteur; je t'ai servi pendant dix années entières mais tu ne m'as pas donné un sou en retour. -Je te remercie de m'avoir battu; tu m'as donné une bonne leçon et tu m'as ramené à la vie. Les coups m'ont débouché la gorge. Tu es mon sauveur. Je te paierai au double et même au triple pour te remercier d'avoir marché sur mon ventre et de m'avoir ramené à la vie. »

Que signifie cet exemple ? Que tout ce qui arrive à ceux qui aiment Dieu se transforme en bien. Tout doit nous être un prétexte à étudier afin de comprendre que rien n'est insignifiant dans la vie. Seul est insignifiant ce dont on ne peut pas tirer quelque leçon de morale. Pourquoi le maître s'est-il étouffé ? Parce qu'il mangeait sans amour. Aimez le pain et alors vous pouvez manger. Aimez l'eau et alors vous pouvez boire. Aimez la lecture et alors vous pouvez lire des livres. Ne buvez pas d'eau sans amour. Ne lisez pas sans amour. Ne faites pas le bien sans le concours de l'amour, de la sagesse et de la vérité, sans le concours de la vie, de la connaissance et de la liberté. Ne vous pressez pas. Avant tout, appelez l'amour, la sagesse et la vérité pour qu'ils soient témoins de ce que vous avez projeté de faire, et ensuite faites-le. C'est cela, l'hygiène de la vie. Croyez en l'amour, croyez en la sagesse et en la vérité. Croyez en la vie, en la connaissance, en la liberté. Croyez au mouvement, à l'étude et au travail. Mettez cette foi en pratique dans votre vie afin d'en voir les résultats. La foi renforce la santé.

Lorsqu'on parle de la santé, les gens pensent aux médecins comme condition de laguérison des maladies et du recouvrement de la santé. Les médecins contemporains vont finir de jouer leur rôle et se mettront à la retraite. Dans l'avenir, on cherchera des médecins non pas pour les malades mais pour les bien portants. Vous ferez venir un médecin et vous lui direz : « Je suis en bonne santé mais je désire que ce soit vous qui vous prononciez à ce sujet. » Le médecin vous examinera et vous dira que votre système nerveux fonctionne bien, que votre système respiratoire marche bien, que votre estomac et vos organes excréteurs fonctionnent bien également. Vous lui paierez ses honoraires, vous le remercierez et vous prendrez congé de lui. Après quoi vous ferez venir le médecin pour qu'il ausculte votre enfant. Le médecin doit ausculter les bien portants. Cela concerne les médecins de demain.

Des temps nouveaux viennent. Ils exigent des gens porteurs du nouveau sans aucune peur. Si vous croyez que le nouveau est redoutable, réfléchissez aux Juifs qui entretinrent et entretiennent encore de nos jours ce qui est ancien. De leur temps déjà ils refusaient l'enseignement nouveau que Dieu leur envoya. Je demande maintenant aux Bulgares ce qu'ils vont gagner à leur tour s'ils n'acceptent pas mon enseignement ? Vous me demandez : « Qui es-tu, toi dont nous devons accepter l'enseignement ? » Là n'est pas la question. Est-ce que vous admettez qu'il existe en ce monde un Dieu d'amour, de sagesse et de vérité ? Reconnaissez-vous qu'il existe un Dieu de Vie, de connaissance et de liberté ? Ce Dieu gouverne tous les peuples. Il commande aussi tous les Slaves. Moi je dis : si vous voulez recouvrer la santé, mangez de ce pain. Si vous recouvrez la santé, devrez-vous encore douter ? Buvez de cette eau et ne doutez pas. Respirez cet air. Si vous recouvrez la santé, devrez-vous douter à son sujet ? Essayez et vous verrez quel résultat vous obtiendrez. Mettez en pratique la loi de Dieu. Celui qui ne s'incline pas devant cette loi porte une lourde responsabilité. Les Juifs auraient dû accepter l'enseignement du Christ. Les Chrétiens non plus ne l'ont pas encore admis. Et maintenant ils se demandent encore ce que c'est que cet enseignement qui exige d'eux l'abnégation. Ils se demandent comment on peut renoncer à sa mère, à son père et même à sa vie. Que font-ils en ce moment, sur le champ de bataille ? Des millions de gens ont abandonné leur maison, leur mère et leur père et ont renoncé à leur vie sans réfléchir aux raisons de cette abnégation. Pourquoi y ont-ils renoncé ? S'ils y avaient renoncé pour le Christ, ils obtiendraient un autre résultat. Mais même maintenant aussi ils obtiennent un résultat. Tous ceux qui sont morts à la guerre prêchent l'enseignement du Christ. Aujourd'hui, il y a plus de trente millions d'adeptes qui prêchent l'amour de Dieu, la sagesse de Dieu et la vérité de Dieu. Chaque homme doit vivre au nom de l'Amour.

Beaucoup me demandent : « Qu'est-ce qui nous attend dans l'avenir ? » Je dis : « II n'était jamais encore arrivé un avenir aussi glorieux que celui qui vient. Un monde nouveau s'édifie. - Que va-t-il se passer dans l'avenir ? — Tout le monde verra ce qui va se passer; les Bulgares le verront eux aussi. Lorsque le Royaume de Dieu viendra sur la Terre, les Bulgares seront à leur place. Et pas seulement les Bulgares mais aussi tous les autres peuples : les Anglais, les Américains, les Russes, les Français, les Allemands, les Italiens, les Serbes, les Monténégrains, tous seront à leur place. Dieu prépare un avenir magnifique pour ceux qui veulent vivre avec sagesse. La question n'est pas de savoir si vous devez renoncer à vous-même mais, si vous êtes bulgare, d'être un vrai Bulgare; si vous êtes anglais, russe, français ou de n'importe quelle autre nationalité, il faut que vous soyez un homme véritable.

Les astronomes ont découvert une étoile cinq mille fois plus grande que le soleil et dégageant une chaleur cinq mille fois plus forte que celle du soleil. Ils disent que cette étoile est de première grandeur. Lorsqu'ils l'observent au télescope, sa lumière est si forte que même de très loin elle ressemble à un grand incendie. Cette étoile signifie l'avènement d'une nouvelle époque. La culture à venir se présente sous la forme de l'une des étoiles visibles du ciel. Réjouissez-vous de ce que le soleil, la lune et les étoiles prédisent l'avenir.

Soyez chaleureux et lumineux comme le soleil. C'est là que réside la santé de l'homme. Soyez aussi pur que la lune. Réjouissez-vous aussi au contact des étoiles qui aident à l'épanouissement de vos dons. Réjouissez-vous de ce qu'il vous est permis de jouir de l'énergie des planètes. Ré jouissez-vous du fait que tout le monde travaille pour vous, petits enfants de l'univers, qui êtes l'objet de l'étude des êtres avancés et raisonnables.

Travaillons pour la gloire de Dieu sur la Terre !

Travaillons en Son Nom et mettons en pratique Son amour !

(5e causerie du Maître, le dimanche 14 novembre 1943, 10 heures, à Sofia-Izgrev.)

1 Il s'agit toujours de la guerre 40-45.

 

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